“L’ESG doit parler à tous les métiers” : retour d’expérience de Colonial SFL sur la formation à l’immobilier durable

Au cours de l’élaboration de notre formation sur l’immobilier durable, nous avons été accompagnés par des partenaires stratégiques et financiers. Nous avons souhaité obtenir le retour d’un d’entre eux : Colonial SFL, qui a déployé à la formation auprès de la totalité de ses collaborateurs.
Interview de Jérôme Lacombe, Directeur général adjoint chez SFL, François Derrian, Directeur Ressources Humaines, et Sylvia Cherry, Responsable Ressources Humaines.

Quelles sont les problématiques liées à la formation au sein de Colonial SFL ? Pour quelles raisons avez-vous souhaité vous investir en tant que partenaire auprès de l’OID sur les sujets de formation ?

Nous avons voulu déployer une formation pour les 68 personnes à Paris au sein de Colonial SFL. Les sujets ESG étant primordiaux pour nous, et une de nos priorités 2025, un de nos objectifs était de permettre aux collaborateurs d’avoir un niveau de connaissances comparable sur ces enjeux.

En termes de communication, c’est un message important de pouvoir dire que nous avons déployé un socle de connaissance commun à l’entreprise sur ces questions.

Selon les équipes, les positionnements opérationnels, les sensibilités de chacun et les niveaux de connaissances peuvent être inégaux ; nous avions besoin de les harmoniser afin de mobiliser tout le groupe et d’intégrer les aspects ESG à nos activités.

C’était important pour nous d’avoir une formation qui soit spécifiquement adaptée au secteur de l’immobilier, afin que cela parle aux équipes et qu’ils y voient un intérêt du point de vue professionnel et opérationnel.

C’est également pour cette raison que nous nous étions impliqués sur les années 2023 et 2024 en tant que partenaire stratégique auprès de l’OID pour participer à la co-construction du contenu de la formation.

Aviez-vous identifié des enjeux ou des sujets particulièrement prioritaires ? Pourquoi avoir opté pour une formation globale ?

Nous pensions qu’il est intéressant d’élargir le socle de connaissances de nos collaborateurs, sans se limiter à ce qui concerne uniquement le métier de chacun. Au contraire, nous souhaitions replacer ce dernier dans un spectre plus large, sur toute la chaîne de valeur de l’immobilier, notamment au sein du groupe.

Cela est bénéfique pour tous. Par exemple, les asset manager peuvent ainsi être au courant des principaux dispositifs juridiques, qui nous concernent aussi – les juristes peuvent ainsi comprendre ce qu’est la décarbonation et quelles ambitions nous avons sur le sujet.

Avoir une formation généraliste était donc un élément clé ; nous mettrons en place des spécialisations opérationnelles appliquées au métier dans un second temps en fonction des besoins identifiés, mais nous avions besoin dans un premier temps d’un outil qui traite tous les sujets de l’ESG pour mettre en avant leur aspect systémique.

La formation Immobilier Durable proposée par l’OID apporte un bon équilibre entre les sujets réglementaires, des aspects plus techniques ou scientifiques comme les limites planétaires, ou d’autres qui ont plus attrait aux sensibilités de chacun comme l’aspect social, le parcours résidentiel ou le confort et le bien-être des occupants.

Les sujets parlent différemment à nos collaborateurs, même s’ils ne concernent pas directement leur métier. La variété des thématiques dans les différents modules et surtout la mise à disposition de ressources à chaque fois a permis à chacun d’approfondir les sujets selon ses intérêts.

Comment s’est déroulé le déploiement de la formation ? Qu’avez-vous mené en termes d’accompagnement et de communication auprès des équipes ? 

Nous avons entamé une communication auprès des équipes en amont pour leur expliquer l’objectif, avec une instruction relayée par le CODIR.

L’objectif était de déployer la formation à l’ensemble des collaborateurs à Paris, et ce sur quelques mois.

Des recommandations ont été données aux collaborateurs pour répartir équitablement et régulièrement le temps consacré à la formation. Elle est composée de quatre séquences différentes avec une évaluation chacune, pour une durée de 5 heures en moyenne. Chacun est resté libre d’y consacrer le temps souhaité et de s’organiser. 

Des relances régulières ont été faites, soit depuis la plateforme e-learning, soit directement auprès des collaborateurs. Pour nous, il était intéressant de maitriser les données statistiques, notamment sur les dates de dernières connexions ou autre outil de suivi, afin de cibler les relances et de pouvoir suivre le déploiement de la formation dans les temps impartis. Finalement, le constat est satisfaisant puisque nous obtenons 100 % de participation, 68 collaborateurs ont suivi la formation en un an ! On peut se féliciter que le parcours ait été réalisé intégralement par tout le monde. 

Quel est votre retour ou celui des collaborateurs ? 

Le format e-learning avec accès libre a été apprécié : d’une part pour l’itinérance sur la plateforme et la facilité d’accès à la formation (tant sur ordinateur que sur mobile, ce qui permet d’être flexible), et d’autre part sur la souplesse d’utilisation ; il n’y a pas de séquence à date fixe, ce qui permet à chacun de suivre en temps voulu sans rater une étape. Quant au contenu, sicertains ont trouvé le niveau assez exigeant, en y consacrant un peu de temps régulièrement, l’enchaînement des thématiques et des évaluations permettait de réussir les différentes étapes. Cela n’a pas posé de difficultés spécifiques pour que chacun intègre les informations dans les délais impartis. 

Avez-vous d’autres éléments à partager sur le sujet de la formation pour le secteur immobilier ? 

Le sujet de la formation est un sujet primordial sur lequel nous allons continuer de concentrer des efforts. Nous sommes ravis d’avoir pu consacrer l’année passée au déploiement de contenus de formation sur les thématiques ESG. Tout continuant d’inclure cet angle, nous continuons à explorer d’autres formats et d’autres thématiques de formations à venir. 

découvrez nos Derniers articles