Pour cette nouvelle édition, l’Observatoire de l’Immobilier Durable (OID) a renforcé ses liens avec le SIBCA, Salon de l’Immobilier Bas Carbone, en se positionnant comme partenaire de l’évènement. Du 1er au 3 septembre, l’OID a donc co-animé le Pavillon de la Résilience Climatique pour l’Immobilier en partenariat avec le CIBI, les Jardins de Gally, N’CO Conseil et Impulse Partners, avec le soutien de la Banque des Territoires, France Géoénergie et Le Prieuré. Trois jours d’échanges, de retours d’expérience et d’annonces structurantes pour la filière, que nous vous proposons de retrouver ici.
L’immobilier face au changement climatique
Le changement climatique n’est plus une projection. Vagues de chaleur, sécheresse, inondations, retrait-gonflement des argiles pèsent déjà sur le bâti, les usages et les modèles économiques de l’immobilier. Pour le secteur, la question n’est plus d’éviter le risque, mais de s’y adapter, en s’appuyant aussi sur le vivant. C’est autour de cette conviction que le Pavillon a articulé trois entrées indissociables tout au long du salon : les risques, l’adaptation et la biodiversité.
Trois journées, trois angles complémentaires
– Approche systémique et résilience du secteur
La première journée a posé le cadre : risques systémiques, vagues de chaleur et îlots de chaleur urbains, tensions sur l’eau, retrait-gonflement des argiles, et rôle de la biodiversité dans la régulation thermique et la gestion de l’eau. Le message central : les risques climatiques ne sont pas isolés, ils traduisent l’état des écosystèmes qui soutiennent nos territoires. Dégrader la biodiversité, c’est aussi fragiliser la sécurité hydrique et la résilience climatique. L’immobilier doit désormais se penser comme un système d’interdépendances, et non comme une juxtaposition de sujets environnementaux distincts.
– Gérer l’inévitable : s’adapter à un monde à +4°C
La deuxième journée a porté sur le déploiement des solutions à grande échelle : la biodiversité comme levier de réduction des risques, les solutions fondées sur la nature, la sobriété, le financement de l’adaptation et la formation. Elle a également été marquée par trois temps forts, détaillés plus bas.
– Décloisonner pour agir à la bonne échelle
Dernière journée, résolument tournée vers l’Europe : financements de la recherche, taxonomie, et construction d’un langage commun entre finance et immobilier. Les échanges ont rappelé que les arbitrages d’investissement dans l’adaptation – entre technologie, pratiques, biodiversité et sobriété – ne peuvent plus être traités poste par poste, mais supposent une vision systémique à l’échelle du cycle de vie et du territoire.
Les temps forts portés par l’OID
Lancement du premier Prix Biodiversité et Solutions fondées sur la Nature dédié à l’immobilier
L’OID a lancé, avec les partenaires de son programme BIG (Biodiversity Impulsion Group), le premier Prix Biodiversité et Solutions fondées sur la Nature (SfN) dédié au secteur de l’immobilier. Conçu pour valoriser les projets exemplaires intégrant la biodiversité, démontrer les co-bénéfices des SfN à l’appui des indicateurs BIODI-Bat, capitaliser les retours d’expérience et diffuser les bonnes pratiques, ce Prix récompensera des projets de logement, tertiaires ou mixtes, neufs comme existants, ainsi que des projets d’aménagement urbain situés en France, autour de trois catégories : projet neuf exemplaire, rénovation favorable à la biodiversité, et coup de cœur du jury.
La Charte d’engagement pour l’Adaptation accueille de nouveaux signataires
Lancée le 13 octobre 2025 par l’OID et le Plan Bâtiment Durable, la Charte d’engagement pour l’adaptation du secteur immobilier au changement climatique a franchi une nouvelle étape lors du SIBCA 2026. En présence de Philippe Pelletier, président du Plan Bâtiment Durable, et de Juliette Lefébure, directrice générale de l’OID, six nouvelles structures ont rejoint la communauté des signataires : ALTAREA, Carmila, Euryale, Groupama Immobilier, MGEN et SOGEPROM.

En signant cette Charte, les dirigeants s’engagent à mettre en œuvre progressivement sept articles structurés autour de trois volets : analyser les risques climatiques à horizon 2050, montrer l’exemple, et contribuer à la montée en compétences du secteur. Cette communauté élargie illustre une conviction partagée : l’adaptation au changement climatique n’est plus une option pour la filière immobilière, mais une condition de sa résilience.
Publication du nouveau guide OID sur la gestion durable de l’eau

Le salon a également été l’occasion de présenter le nouveau Guide des solutions pour une gestion durable de l’eau dans l’immobilier, produit par l’OID. Face à des sécheresses plus fréquentes mais aussi à des épisodes de pluies intenses, un même patrimoine immobilier doit désormais apprendre à gérer simultanément le manque d’eau et son excès. Ce guide détaille des actions opérationnelles éprouvées sur le terrain – sobriété, réutilisation, infiltration à la parcelle, désimperméabilisation – pour aider les acteurs à transformer leurs pratiques et réduire les risques opérationnels liés à l’eau sur leur patrimoine.
Ce qu’il faut retenir
Au terme de ces trois journées, six messages structurants se dégagent des échanges portés par l’OID et ses partenaires au Pavillon de la Résilience Climatique pour l’Immobilier au SIBCA :
- La résilience s’impose comme une nouvelle boussole pour le secteur, appelé à penser l’immobilier comme un système d’interdépendances entre climat, biodiversité et eau.
- Les conséquences du changement climatique ne relèvent plus de projections à horizon 2050 : elles produisent déjà des effets opérationnels concrets sur le parc immobilier.
- La biodiversité constitue un enjeu stratégique, et non secondaire : au-delà des contraintes réglementaires, elle est créatrice de valeur pour le climat, le bien-être des usagers et la résilience des territoires.
- La gestion de l’eau dépasse le seul champ technique : le secteur peut contribuer à une gestion plus sobre, équitable et résiliente de cette ressource essentielle.
- L’adoption d’une vision systémique devient indispensable pour arbitrer entre performance environnementale, pérennité du bâti et qualité d’usage, à l’échelle du cycle de vie et du territoire.
- Mesurer le coût de l’inaction est essentiel pour objectiver les pertes potentielles et mieux prioriser les transformations à financer.
Nous remercions l’ensemble des intervenants, partenaires et participants qui ont fait de ce Pavillon un temps fort pour la filière immobilière. Ces échanges nourriront les travaux de l’OID dans les mois à venir.
Pour en savoir plus sur nos activités, contactez-nous pour échanger :
- Pour devenir membre de l’OID : adhesion@o-immobilierdurable.fr
- Pour devenir partenaire de notre programme biodiversité BIG et le prix de la biodiversité : big@o-immobilierdurable.fr
- Pour devenir signataire de la Charte Adaptation : charte.adaptation@o-immobilierdurable.fr
- Pour découvrir nos activités européennes : esrei@o-immobilierdurabl.fr
- Pour devenir partenaire de notre programme adaptation ou pour toute autre question : communication@o-immobilierdurable.fr


