Bilan Carbone 2021 : Pour la 5ème année consécutive, l’OID publie son Bilan Carbone !

Depuis 5 ans, l’OID connaît une croissance et une diversification de ses activités – outils de cartographie, publications, baromètres, et depuis 2019, des MOOCs. Cette croissance des activités a donc impliqué une augmentation constante de la taille de l’équipe entre 2017 et 2021 : nous sommes ainsi passés de 2 à 7,5 collaborateurs durant cette période ! Et le poids carbone total des activités de l’association a donc augmenté en conséquence, jusqu’à atteindre 41,7 teqCO2 pour 2021.

Pour autant, lorsque nous regardons l’évolution des émissions de gaz à effet de serre  par Equivalent Temps Plein, nous constatons également que diminuer ces émissions est loin d’être aisé ! Notamment dans un environnement en constante mutation où les usages évoluent vite, comme l’institutionnalisation du télétravail avec la pandémie qui a révolutionné nos manières de travailler avec nos collaborateurs internes et externes, et le développement de nouveaux outils numériques et les visioconférences récurrentes.

Retour sur le contexte et les objectifs de notre Bilan Carbone®

A l’OID, depuis 2017, dans un souci de transparence, il nous est apparu cohérent d’évaluer les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) directes ou induites par notre activité. Dans ce cadre, nous réalisons cette année un Bilan Carbone® pour la 5ème année consécutive. Les objectifs de cet exercice sont d’identifier et de hiérarchiser les postes les plus émetteurs de GES ainsi que de proposer des axes d’amélioration pour réduire l’empreinte carbone de l’association.

Notre Bilan Carbone® s’appuie, depuis 2017, sur la méthode BEGES (Bilan des Emissions de Gaz à Effet de Serre) développée par l’ADEME. Cette dernière comporte des détails relatifs à la manière de réaliser le diagnostic « carbone » d’une activité et notamment une liste de différents postes d’émissions de GES à prendre en compte pour réaliser un Bilan Carbone®. Une méthodologie de calcul est proposée.

Nous avons retenu 7 postes d’émissions pertinents pour l’activité de l’OID, sur les 23 proposés par la méthode précitée. Par ailleurs, par souci de cohérence, nous avons pris parti de nous fier en priorité aux facteurs d’émissions de l’ADEME lorsque ceux-ci étaient disponibles.

Cependant, certains facteurs d’émissions font l’objet d’un fort taux d’incertitude. Les résultats permettent donc plutôt d’identifier des tendances que d’avoir des chiffres consolidés et représentatifs de notre impact réel.

Notre méthodologie détaillée est disponible dans un document annexe, téléchargeable à ce lien.

Le poids carbone par poste de travail reste relativement stable en 2021

Tout d’abord, les émissions par Equivalent Temps Plein (ETP) s’élèvent à 5,56 teqCO2 par personne, ce qui représente une augmentation de 8% des émissions de GES par ETP entre 2020 et 2021. Ce résultat reste en ligne avec chiffres des années précédentes, oscillant entre 5 et 6 tonnes de CO2 par ETP par an. La courbe ci-dessous retraçant le poids carbone par ETP de 2017 à 2021 illustre cette stagnation des émissions de CO2, autour d’une moyenne de 5,25 teqCO2.

En outre, la comparaison des postes d’émissions retenus par kgeqCO2 par ETP montre une forte hausse du poste d’émission 23, soit l’utilisation des télécommunications dans le cadre professionnel. En effet, en un an, l’empreinte numérique lié aux télécommunications par ETP a quasiment doublé ! En revanche, l’achat de biens et services et de biens mobiliers reste relativement stable entre 2020 et 2021. De même, les consommations énergétiques restent sensiblement les mêmes.

Au niveau global, les émissions de CO2 de l’OID pour l’année 2021 s’élèvent à 41,71 teqCO2, ce qui équivaut à une quarantaine d’allers- retours Paris New York en avion. Cela représente également une augmentation d’environ 27% des émissions de CO2 entre 2020 et 2021, directement corrélée à l’augmentation de la taille de l’équipe. En effet, les émissions de GES ont été multiplié par 3,6 en 5 ans, et l’effectif de l’OID a été multiplié par 3,75, passant de 2 à 7,5 ETP.

Plus précisément sur les postes d’émissions, sans conteste le poste d’émissions de CO2 le plus important à l’OID est le pôle « Achats de biens et services », qui représente 60% des émissions de CO2 de l’OID. Au sein de ce poste, ce sont les prestations externes qui concentrent la majorité des émissions de GES, à hauteur de 47,70%. Parmi ces prestations externes, les prestations graphiques, le développement web, les travaux de rénovation entrepris ainsi que les prestations vidéo sont les plus impactantes.

*Les postes 13, 16 et 22 étant inférieurs à 1%, nous ne les faisons pas figurer sur le graphique afin d’en faciliter la lecture.

Le deuxième poste d’émissions de GES le plus important à l’OID est le poste qui regroupe l’utilisation de télécommunications. Le numérique représente 20% des émissions de GES, ce qui représente une augmentation de 7% par rapport à l’an dernier. Comme en 2020, le plus gros facteur d’émissions sont les visioconférences – pour 79%. Cela s’explique par les restrictions toujours présentes en 2021 qui ont favorisé le télétravail. Par ailleurs, de nombreux évènements autrefois en présentiel sont passés en distanciel ou format mixte distanciel/présentiel.

La question qui se pose donc pour l’OID est de réussir à contrôler l’empreinte carbone par ETP afin qu’elle n’augmente pas, puis de réussir à réduire cette empreinte carbone par personne dans les prochaines années.

 Comment passer à l’action ?

 

Cette année, nous allons poursuivre les actions déjà engagées telles que le refus des voyages en avion en France métropolitaine pour nos déplacements professionnels, le remboursement des frais kilométriques pour les employés effectuant leurs trajets jusqu’à l’OID à vélo. Une partie de l’équipe est végétarienne ou flexitarienne. Enfin, tous nos ordinateurs et nos écrans ont été achetés sur Backmarket, afin de donner une seconde vie à du matériel informatique en bon état. Sur ce poste, la méthodologie de l’ADEME ne nous permet pas de valoriser l’achat de matériel informatique reconditionné par rapport à du neuf, par conséquent ce poste d’émission est légèrement surévalué par rapport à la réalité.

Par ailleurs, nous allons également privilégier le recours aux appels téléphoniques plutôt que les visioconférences, couper la caméra lors d’appels en visioconférence quand cela n’est pas nécessaire, limiter autant que possible les pièces jointes dans les mails et enfin nous tourner vers développement informatique de sites bas carbones sur certains projets

 Effectuer un bilan Bilan Carbone® chaque année depuis 5 ans incite à l’humilité. Malgré notre engagement en faveur de la transition écologique, il n’est pas si évident de baisser les émissions de CO2 de notre propre structure. Cette démarche publique vise aussi à diffuser les valeurs de transparence et de sobriété de l’OID auprès de ses membres et plus largement l’ensemble du secteur de l’immobilier.

Cela nous conforte également dans notre engagement de maîtriser notre poids carbone et de créer un environnement favorable à une diminution de nos émissions de CO2 grâce à des changements de pratiques.  Par ailleurs, même si certaines actions à impact positif ne sont pas encore valorisées dans le Bilan Carbone comptable – l’achat de matériel reconditionné notamment – nous continuerons tout de même dans ces pratiques bénéfiques en termes de poids carbone !

Pour rappel, l’empreinte carbone d’un Français est en moyenne de 11,2 tonnes de CO2 par an, en comprenant sa vie personnelle et professionnelle. La stratégie nationale bas carbone (SNBC) française fixe un objectif de 2 tonnes d’émissions de CO2 par habitant par an en 2050 pour atteindre la neutralité carbone.

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